Clap de fin !

Clap de fin !
Changer d'univers comme de sourires. Les envies ne sont plus les mêmes, elles se divertissent de nos nouvelles chutes. Sous les silences d'hier, nous revenons plus vivants à aujourd'hui, puisque malgré les faux pas, nous avons su construire un château de cartes, aussi fragile soit-il.
2009 sera cette année de déchéance où dans l'angoisse d'une nuit nous avons perdu notre jeunesse, comme nous aurions perdu notre virginité. Le monde que nous avions choisi s'est fait bousculé par certains départs, écrasés eux-mêmes par des retours qu'on attendait plus.
Il y aura eu aussi tant de promesses qu'on ne tient pas, des ultimatums qu'on jette un peu trop vite aux visages de ceux que nous ne pourrons plus aimer. 2009 aura chancelé tant de fois entre la haine et l'amour, parfois enlacée par deux corps qui ensemble, réapprennent à respirer.

Tracer sa route, comme on lace des rêves à nos poches. Nous sommes morts en cette année, à trop se défaire de ceux que nous étions. Nous avons cru en leurs refrains, mais il n'y avait pas assez de couplets et la balance n'a pas tenu le coup sous cet équilibre instable. Nous avons été de ceux qui font des erreurs, sans qu'elles ne nous encombrent, et pourtant tu sais aussi bien que moi qu'on retrouvera des regrets ensevelis sous les faux semblants.

Recommencer, encore. Janvier, Février, Mars jusqu'à Juin, Juillet, à griffonner mon utopie sur quelques pages, Août, Septembre, Octobre en écoutant Saez, Novembre et même Décembre sous une pluie d'étoiles. Et encore, et toujours. Recommencer, gribouiller quelques mots sur la page d'une autre qu'on aura rencontrée au hasard d'un destin qui n'a jamais mieux exister que dans tes mains. Recommencer, accumuler les rencontres, peindre notre inconscient de nouvelles tragédies, se pendre à un soleil qui jamais n'aura autant pleuré l'hiver trop froid, où innocents nous nous perdions dans les yeux d'une putain de bas étage.

Et dans un an encore, et dans dix, trente, peut-être même soixante, nous serons toujours là, à nous embrasser sous le gui, à jouer des traditions, à commander un peu d'espoir au Père Noel, à attendre d'une nouvelle année quelques fous rires de plus, une réalisation incongrue de nous souhaits les plus chers, à prendre des résolutions qu'on ne tiendra pas. Et si rares sont ceux qui savent que fermer les yeux et rêver chaque ligne ne suffira pas à combler le vide dans nos c½urs. Et si rares sont ceux qui savent, et qui vont chercher le courage de se battre pour un désir aussi anodin puisse-t-il être. On n'a rien sans rien. Et si tu n'essayer pas toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, tu ne trouveras jamais la note pour parfaire la mélodie.

Mais je suis comme les autres, et j'espère d'une étrange ardeur que l'éphémère devienne éternité pour mieux poser le point final.



Bien à vous.
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# Posted on Sunday, 20 December 2009 at 5:14 PM