Agenda, 19 Septembre 2009 : Anniversaire de G******. Dans un monde où rien ne serait compromis, la fête aurait dû battre son plein. Seulement voilà, les choses ne sont pas toujours aussi simples qu'elles n'y paraissent, et je pense que dans certains cas il est préférable de se taire, quand ce que l'on a à dire est moins beau que le silence. Car voyez-vous, après huit longs mois d'une absence remarquée, j'ai appris à vivre sans elle et j'ai excellé dans l'art de l'effacer, de l'oublier complètement. Et la vie ne m'a pas semblée moins belle pour autant. Alors pour toutes ces raisons, suffisantes à mes yeux, et pour le peu de respect qu'il me reste encore, je n'irai pas lui faire l'affront des mes faux sourires, même le temps d'une soirée. Parce que ce soir, je suis en colère contre elle, comme je ne l'ai encore jamais été, et je lui en veux d'avoir remué toute cette merde et d'avoir pensé, même un instant, que je reviendrais encore une fois vers elle, la fleur au fusil. J'aimerais qu'elle comprenne qu'il arrive un moment où il faut apprendre à assumer ses actes, à réfléchir avant de parler, à mesurer l'ampleur de ses paroles, à admettre ses torts et à arrêter de croire naivement que tout s'arrangera avec le temps. On ne recolle pas les morceaux indéfiniment ! Mais au final voyez-vous, je crois que ce qui me fait le plus rire dans tout ça, c'est que tous ceux et toutes celles qui liront mes mots y verront de la rancoeur, voire de la haine, alors qu'ils ne sont qu'un aveu d'impuissance, qu'une vengeance de bas étage face à tous ces souvenirs qui me reviennent en pleine gueule, quand je pensais les avoir oubliés.
